L'ANOREXIE

C’est une perturbation de la relation à l’alimentation, qui survient chez une adolescente ou une jeune femme, ou chez un adolescent ou un jeune homme (environ 1 garçon pour 10 filles), ou chez un enfant proche de la puberté.

Troisième maladie chronique chez l’adolescente aux États-Unis (après l’obésité et l’asthme).

SYMPTÔMES: 

Perte de poids intentionnelle, induite et maintenue par le patient, associée à la peur de grossir et d’avoir un corps flasque.

Maintien d’un poids faible, en dessous des normes pour l’âge et la taille.

Dénutrition de gravité variable, s’accompagnant de modifications endocriniennes et métaboliques secondaires et de perturbations des fonctions physiologiques, notamment aménorrhée (arrêt des règles).

Restriction des choix alimentaires.

Pratique excessive d’exercices physiques.

Vomissements provoqués et utilisation de laxatifs, coupe-faims et diurétiques.

LA BOULIMIE

Sa prévalence serait de 1,5 % de la population féminine (3-4 filles pour 1 garçon) et entre 1 et 3 % de prévalence vie entière. 

Symptômes 

Préoccupation excessive du contrôle du poids corporel, conduisant à une alternance d’hyperphagie et de vomissements ou d’utilisation de laxatifs.

Accès répétés d’hyperphagie (absorption de grandes quantités de nourriture en peu de temps).

Ce trouble à des points communs avec l’anorexie : préoccupation excessive par les formes corporelles et le poids. Les vomissements répétés peuvent provoquer des perturbations électrolytiques et des complications somatiques. Dans les antécédents on peut retrouver un épisode d’anorexie mentale, survenu quelques mois ou années plus tôt

Cercle vicieux de la boulimie
Quelques conseils simples peuvent aider à prévenir ces troubles :

• Retrouver le plaisir des courses pour des repas variés.

• Valoriser les repas, vrais moments de rencontre et d’échange, sans se focaliser sur la nourriture prise par l’enfant.

• Éviter de proposer aux enfants des idéaux de réussite impossibles à atteindre, ou des contraintes éducatives excessives « pour leur bien ». Les aider à assouplir leurs exigences vis-à-vis d’eux-mêmes.

• Se méfier des idées reçues sur le plan alimentaire.

• Éviter d’encombrer les enfants avec les difficultés alimentaires ou de poids des adultes.

• Respecter les désirs et les choix des enfants, pour les aider plus efficacement, en favorisant leur autonomie.

• Favoriser pour l’enfant les loisirs et plaisirs partagés avec des enfants de son âge, l’aider à ne pas s’isoler.

• Être positif dans les exigences parentales, plutôt que d’assommer les enfants de critiques.

LES THERAPIES COMPORTEMENTALES DES TCA

Parmi les modèles théoriques, le modèle de Williamson prend le parti de décrire la problématique de l’anorexie mentale comme un trouble conjugué de la perception de l’image du corps, d’une peur de la prise de poids et du souci prononcé pour la forme du corps. Ces auteurs présentent la pathologie anorexique comme un fonctionnement en cycle fermé. La diminution des apports alimentaires produit des effets sur le corps tels que la faim, et une baisse de l’élan vital. L’augmentation des apports expose alors à des phénomènes anxieux liés à la prise de poids et la perte de contrôle. La reprise de la restriction alimentaire apaise l’anxiété et amène à une diminution, voire une disparition de la faim. L’adaptation physiologique du métabolisme entraîne de fait un renforcement de l’attitude pathologique.

Des auteurs, tels Faiburn, Rosen, Garner et Garfinkel insistent sur les dimensions environnementales, nutritionnelles et émotionnelles. Dans cette approche, l’environnement se caractérise par la pression sociale qui renforce le lien entre l’image de la minceur et l’estime de soi. L’environnement soumet l’individu à des incitations paradoxales entre consommation excessive de produits alimentaires et exigence de se conformer à un idéal de minceur. La dimension nutritionnelle situe la restriction alimentaire au coeur d’un conflit entre besoin physiologique et bien-être psychique. Les régimes restrictifs que s’imposent la plupart des adolescent(e)s sont souvent déséquilibrés dans leurs apports nutritionnels et ne tiennent pas compte de la singularité des besoins physiologiques. Le conflit entre écart et diète favorise l’apparition de prises alimentaires compulsives et de tentatives de régulation par des vomissements.

Les facteurs émotionnels trouvent leurs motivations dans le miroir valorisant de l’entourage à la phase initiale, la spirale de la valorisation/dévalorisation qui se superpose à celle du contrôle/perte de contrôle de l’alimentation, et la peur de

grossir. Le miroir valorisant de l’entourage à la phase initiale de la restriction conditionne souvent par la suite le désir de retrouver les sensations parfois euphoriques d’accomplissement de soi que procure la maîtrise de l’alimentation. Les émotions négatives, en lien avec la baisse de l’estime de soi, sont à la fois à l’origine de la tentative de maîtrise valorisante de l’alimentation et la conséquence de son échec que constituent les hyperphagies incontrôlées. La peur de grossir peut être accentuée lorsque la minceur devient le seul appui du narcissisme, et que les variations rapides de poids liées à la déshydratation majorent la crainte imaginaire d’une prise de poids incontrôlable.

Des facteurs cognitifs sont associés et concernent la perturbation dans le traitement des informations relatives au corps (poids, forme, image), aux aliments (leur composition, leurs bienfaits ou méfaits) et à l’appréciation de soi, trop liée à l’image de soi.

Ces différentes approches, essentiellement cognitives, se heurtent toutefois à des critiques et en particulier à celle de dysfonctionnements fondamentaux qui relèveraient de thérapeutiques univoques (la remédiation cognitive). Or, l’expérience clinique enseigne que chaque cas est particulier et que chaque situation est singulière et ne peut répondre à un programme univoque préétabli.

Claudine BRIATORE

Psychologue Clinicienne

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