• Claudine Briatore

Acceptez vos émotions négatives, cela vous rendra vivant!



Il a été montré, à l'occasion de plusieurs études en psychologie, que notre tendance à ne pas vouloir nous confronter avec nos émotions négatives, paradoxalement, est une source de problèmes psychologiques.

Comment donc, à priori, le fait d'éviter de se sentir mal lorsque cela arrive, peut-il engendrer des problèmes? il n'est tout de même pas agréable du tout de se sentir honteux, stupide, ou en colère, et le mécanisme auquel très souvent nous recourrons, qui est d'éviter ces émotions, n'est-il pas tout simplement la preuve de notre santé psychologique?

En réalité, non...!

Bien que ne pas parler de quelque chose qui nous tracasse, mettre la couverture pour recouvrir ce feu, nous apporte un soulagement spontané, en réalité, ce soulagement n'existe qu'à court terme. A long terme, cet évitement a des conséquences bien plus nuisibles que ce que vous essayez justement d'éviter. Pourquoi?

1. Parce que la réalité de l'existence, c'est de vivre des moments drôles et d'autres, beaucoup moins. Cette réalité est universelle et immuable. La roue du changement implique le plaisir et la souffrance, au même titre que les saisons. Par conséquent, toujours chercher à se mettre du "bon côté", c'est supprimer la moitié de votre existence, c'est lui enlever son épaisseur, et, d'une certaine manière, c'est chercher à se mettre en dehors des lois fondamentales de la vie. Et donc au fil du temps, c'est s'installer dans le fait de n'être que la moitié de soi, être vulnérable, en difficulté dès qu'une difficulté de présente, de moins en moins apte à gérer désagréments et difficultés réelles.

2. Le fait de vouloir éviter les émotions négatives est, en réalité, un paradoxe. Ce faisant, une hypervigilance se développe en nous et nous nous mettons inconsciemment à "traquer" toute émotion négative qui pointerait son nez à l'horizon pour être prêt à l'évacuer sur le champ. Mais cette traque, cette chasse à l'ennemi est elle même une sorte d'émotion négative qui nous conduit à une sorte d'épuisement psychique.

3. L'évitement des émotions va très souvent de pair avec un déni de la réalité. L'émotion est un signal qui vient nous apporter un message; Le fait de faire en sorte de ne pas ressentir ce qui se passe ne supprime pas ce qui se passe.

4. Toute situation vécue négativement, et qui a tendance à se répéter, est vécue dans l'anticipation de la difficulté. Le fait de ne pas vouloir se confronter aux émotions négatives augmente la quantité de temps consacré à ce ressassement ruminatoire, qui est en soi beaucoup plus toxique que la situation elle-même. Par exemple, lors d'une situation d'anxiété sociale, on a tendance à chercher à éviter de se confronter aux autres, et on justifie cet évitement dans un ressassement sur l'anxiété que l'on va éprouver si l'on se confronte à la situation anxiogène... Le fait de vouloir se conforter dans l'évitement va amplifier cette phase où l'on ne passe pas à l'action, où l'on "tourne en rond" dans l'évitement de la situation qui nous fait souffrir et qui nous affaiblit chaque fois un peu plus, nous empêchant de sauter le pas. Pourtant, la réalité est souvent beaucoup moins catastrophique que ce que l'on s'en imagine pendant ces phases.

A tâcher de vivre et d'accepter pleinement nos émotions négatives, nous sortons de la fragmentation psychique dans laquelle à notre insu, nous nous mettons. Nous invitons l'ombre à notre table, nous lui faisons une place, nous pouvons même converser avec elle, même si ce n'est pas agréable. De manière à ne pas être rattrapés par elle et être précipités dans un trou au détour d'un chemin sans l'avoir vue venir.

#émotionsnégatives #ACT #MBCT #souffrance #thérapiesdela3vague

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Claudine BRIATORE

Psychologue Clinicienne

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